Lawyers Ranked
Dans cet article
Guides

Le droit de la famille en bref

Séparation, enfants, logement familial et argent — comment les affaires familiales sont structurées en Belgique, et où un avocat change l'issue.

Les affaires familiales sont la raison la plus fréquente pour laquelle des personnes n'ayant jamais eu besoin d'un avocat en ont soudain besoin. C'est aussi le domaine où la question juridique et la question humaine sont les plus difficiles à séparer : d'où le fait qu'une grande part du travail consiste à structurer, c'est-à-dire à transformer un conflit en une série de décisions distinctes que l'on peut prendre l'une après l'autre.

Voici une carte, en langage simple, de cette structure en Belgique. Il s'agit d'informations générales et non d'un conseil sur votre situation : le droit de la famille repose lourdement sur les faits, et de petites différences de faits changent la réponse.

Deux voies, pas une

Presque toute séparation suit l'un de deux chemins.

Par accord. Le couple règle les termes — enfants, logement, argent — l'accord est coulé dans un acte et, lorsque c'est requis, soumis au tribunal pour homologation. Là où les parties peuvent s'entendre, cette voie est généralement plus rapide, moins chère et sensiblement moins destructrice que l'autre.

Par décision. Là où l'accord est impossible, un juge tranche les points litigieux. Cela prend plus de temps, coûte davantage et remet l'issue entre les mains d'un tiers.

La plupart des dossiers réels combinent les deux : accord sur certains points, décision sur le reste. Un exercice utile, tôt, avec un avocat, consiste simplement à trier la liste : ce qui est véritablement litigieux, et ce qui ne le paraît que parce que tout se discute en même temps.

Les enfants

Le droit belge aborde les enfants par l'autorité parentale (les décisions d'éducation, de scolarité, de santé), l'hébergement, et la contribution financière de chaque parent. L'autorité parentale conjointe est le point de départ habituel, et les modalités d'hébergement varient largement, de l'alternance égalitaire à un hébergement principal assorti d'un droit aux relations personnelles.

Deux choses méritent d'être sues tôt. D'abord, l'intérêt de l'enfant est le critère directeur, et il s'apprécie sur la situation concrète — distances, école, rythmes de travail, âge de l'enfant — et non sur un modèle par défaut. Ensuite, les modalités ne sont pas figées : lorsque les circonstances changent de manière significative, elles peuvent être revues.

Beaucoup de tribunaux de la famille et d'avocats proposent une médiation avant une audience contentieuse. Ce n'est pas une option molle : pour des modalités que les deux parents devront vivre pendant des années, un arrangement convenu tient généralement mieux qu'un arrangement imposé.

Le logement familial

Le sort du logement dépend du mode de propriété et du statut des parties — mariés sous un régime matrimonial donné, cohabitants légaux, ou vivant ensemble sans statut formel. Ces situations diffèrent beaucoup, et les différences surprennent : vivre ensemble longtemps ne crée pas, en soi, les mêmes droits que le mariage en Belgique.

Si vous louez, la question est de savoir qui reste sur le bail et qui doit le loyer. Si vous êtes propriétaires, elle est de savoir si le bien est vendu, si l'un reprend la part de l'autre, et comment le crédit est traité. Rien de cela ne doit être réglé la première semaine, mais cela doit être réglé délibérément, et non par celui qui déménage le premier.

L'argent entre adultes

La pension entre adultes se traite séparément de toute contribution pour les enfants, et elle n'est pas automatique. Son existence et sa durée dépendent de la situation des deux parties, le statut matrimonial ou de cohabitation pesant là encore beaucoup.

Vient ensuite le partage de ce qui a été constitué ensemble : comptes, épargne, droits de pension, une activité, des dettes. La dette compte autant que l'actif et c'est la part que l'on garde pour la fin. Apporter d'emblée un tableau complet à l'avocat — parties inconfortables comprises — est ce qui évite qu'un accord soit rouvert plus tard.

Le dossier en ordre

Les affaires familiales fonctionnent sur des pièces : documents d'identité, acte de mariage ou de cohabitation, acte de propriété, décomptes de crédit, fiches de paie et avertissements-extraits de rôle récents, extraits de compte, données scolaires. Préparer cette farde avant le premier rendez-vous est la chose la moins chère de tout le parcours ; voir votre première consultation pour la liste générale.

Là où un avocat change l'issue

Pas partout. Si vous êtes d'accord sur tout et que rien de compliqué n'est détenu, le travail juridique peut être limité. L'avocat change le plus l'issue dans quatre cas : quand le patrimoine, les dettes ou une activité rendent le tableau financier complexe ; quand les modalités relatives aux enfants sont réellement contestées ; quand il existe un déséquilibre d'information ou de pouvoir entre les parties ; et quand un délai ou une date d'audience court déjà.

Si la sécurité est en jeu, ce n'est pas une « question de droit de la famille » à planifier dans trois semaines. Dites-le au téléphone : des mesures de protection urgentes existent et suivent une autre voie.

Qui appeler

Cherchez un cabinet qui traite régulièrement des affaires familiales, dans une langue où vous êtes à l'aise — choisir un avocat en Belgique explique comment vérifier les deux. Demandez au premier appel si le cabinet travaille vers l'accord quand c'est possible, et comment il facture ; les honoraires expliqués présente les modèles.

Les listes par ville de ce site indiquent quels cabinets citent le droit de la famille parmi leurs matières — choisissez votre ville — et l'ordre de ces listes est publié sur comment nous classons. Ce que les listes ne peuvent pas vous dire, c'est avec qui il vous sera facile de parler pendant une année difficile : c'est pourquoi la première consultation compte ici plus qu'ailleurs.

Par